mardi 12 février 2013

Jérusalem, capitale d'Israël ? Une prophétie islamique !


Si l'on écoute les discours de haine prononcés en Arabe par le président égyptien Mohamed Morsi, le président turc Erdogan, ou les appels effectués à partir du Qatar par le chef des Frères musulmans, le Sheikh Yusuf al-Qaradawi et de la bande de Gaza par le chef du Hamas, Khaled Mashaal et qui appellent tous pour le meurtre des Juifs, il est possible de comprendre la raison pour laquelle les Arabes et les Musulmans croient qu'Allah les punit en les faisant s'entre-tuer : parce que les prophéties divines ne sont pas remplies.
Par exemple : il est une hérésie et une violation de la volonté d'Allah d'ignorer les appels du Coran qui reconnaissent Jérusalem comme capitale officielle des Juifs. De fait, cela ignore la prophétie du Noble Coran, qui prédit le retour des enfants d'Israël dans leur pays des quatre coins de la terre, comme il est écrit dans Al-Isra, verset 104 : « Et après lui, Nous dîmes aux Enfants d'Israël : "Habitez la terre." Puis, lorsque viendra la promesse (de la vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule. »
Bien que la position adoptée par les dirigeants du monde occidental en général, et de l'administration américaine en particulier, peut être la conséquence de leur désir de renforcer leur image aux yeux des pays musulmans, leur image est perçue seulement comme le reflet de leur faiblesse et des tentatives pour se faire bien voir à la fois par l'Islam radical et le Christianisme antisémitisme.
Il n'est pas dans mon intention de dire que les autres religions monothéistes n'ont pas aussi leur place dans la ville sainte de Jérusalem. Mais les mensonges politiques viennent principalement des sources radicales islamistes avant de devenir – en quelque sorte – des faits acceptés pas tous. Ceci viole les prophéties des messagers d'Allah, et en particulier du plus grands de Ses prophètes : Mahomet (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui: sallal laahu alayhi wa salam).
Les diverses distorsions de l'histoire et de la religion par des Sheiks islamiques et des leaders politiques qui sont motivés par des raisons de calcul politique sont fausses, infidèles, faites uniquement pour des raisons politiques... et elles sont légion. La façon dont les Sheikhs salafistes islamiques et les membres de l'organisation des Frères musulmans tordre le cou au Noble Coran – en fonction de leurs objectifs politiques étroits – me met en colère, de la même façon que cela met aussi en colère les millions de Musulmans à travers le monde qui connaissent la vérité éternelle inscrite dans le Noble Coran.
Par exemple : l'ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat a inventé l'idée que les Palestiniens sont les descendants des Jébuséens et des autres tribus cananéennes de la terre d'Israël. Derrière ce mensonge, on trouve la volonté qu'avait Arafat de « prouver » que les Palestiniens vivaient en Terre Sainte avant les Enfants d'Israël et que par conséquent, ils possèdent un droit plus important qu'eux sur cette terre.
Selon le Coran, cependant, « une race de géants » vivait en Terre Sainte, mais ils ont été détruits par les Enfants d'Israël, dirigé par Joshua avec l'aide d'Allah le Tout-Puissant. Il n'y a jamais eu de « Palestiniens » en Terre Sainte et on ne trouve aucune référence à ce peuple dans le Saint Coran, ni aucune prophétie qui concernerait leur existence, ni aucun droit qu'ils pourraient posséder sur la Terre Sainte ou tout autre lieu dans le futur ou le Jour du Jugement dans le Noble Livre d'Allah.


S'il n'est fait aucune mention des Palestiniens dans le Noble Coran, les Enfants d'Israël y sont mentionnés de nombreuses fois comme étant le Peuple élu, comme il est écrit dans Al-Baqarah, verset 47 : « Ô Enfants d' Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, (Rappelez-vous) que Je vous ai préférés à tous les peuples (de l'époque.) » Ils sont mentionnés comme les héritiers de la Terre Sainte qui est – selon tous les commentateurs musulmans – Jérusalem et et le pays autour d'elle. La revendication musulmane selon laquelle la promesse divine pour les Enfants d'Israël apparaît dans le Noble Coran dans le passé et n'est donc pas pertinente aujourd'hui est un mensonge malveillant. Tout le monde sait que la plupart du Noble Coran a été écrit dans le passé, mais que ce qui a été écrit à propos des Enfants d'Israël était une promesse et une prophétie et qu'Allah ne change pas d'idée ou ne respecte pas Ses promesses.
Toute personne qui prétend que ce qui est écrit à propos des Juifs n'est pertinent que pour le passé et que les Enfants d'Israël ont disparu transforme notre Prophète bien-aimé en simple prophète historien qui ne savait pas ce que l'avenir apporterait. Toute personne qui prétend que les « vrais » Enfants d'Israël ont disparu et que les Juifs d'aujourd'hui ne sont pas les véritables Enfants d'Israël du Noble Coran est un menteur et un trompeur parce que si il n'y a pas d'Enfants d'Israël, alors la prophétie de Mahomet (la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui :Sallal laahu alayhi wa salam), n'est pas pertinente et il n'avait pas prévu le retour des Enfants d'Israël sur leur terre pour la troisième fois en leur demandant d'y habiter de le régler, et la promesse selon laquelle s'ils faisaient ce qui est bon aux yeux d'Allah et agissent comme il faut, ils rencontreront le succès tel qu'il est écrit dans Al-Isra, versets 6 et 7 : « Ensuite, Nous vous donnâmes le revanche sur eux et Nous vous renforçâmes en biens et en enfants et Nous vous fîmes (un peuple) plus nombreux : "Si vous faites le bien, vous le faites à vous-mêmes et si vous faites le mal, vous le faites à vous (aussi)".»
Et si une prophétie est fausse alors toutes sont fausses et le Noble Coran n'a aucune valeur. Ainsi, nous devons admettre que, peu importe les erreurs que les Juifs ont fait à l'encontre de nos frères palestiniens, ils ont en fait agir comme il le fallait – même envers les Arabes en Israël – et ils sont charitables selon la tradition de l'Islam, et ils sont nettement plus honnêtes que les dirigeants arabes et musulmans d'aujourd'hui qui oppriment leur peuple et l'abattent tous les jours en versant leur sang.
À mettre au crédit éternel de l'Islam, il faut dire qu'au septième siècle, les armées de l'Islam ont envahi la Palestine et l'arrachèrent des mains des Byzantins et que Jérusalem fut donnée – par l'évêque Sophrone – sans combat aux Musulmans. Ce fut le début de la présence arabe en Terre Sainte, qui prit fin et se renouvela maintes fois pendant des années par diverses conquêtes, y compris celles desCroisades. Cependant, cette présence prit fin pour de bon il y a près d'un siècle, lorsque les Turcs retrouvèrent leur terre. La Terre Sainte fut alors donnée aux Enfants d'Israël, selon le décret du Saint Coran et de la prophétie de Mahomet (la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui: Sallal laahu alayhi wa salam). De fait, les Enfants d'Israël vinrent de tous les coins de la terre, comme il est écrit dans Al-Araf, verset 137 : « Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénie. Et la très belle promesse de ton Seigneur à propos Des Enfants d'Israël s'accomplit pour prix de leur endurance. »
À suivre...
Ali Salim
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Traduit et reproduit avec l'autorisation du Gatestone Institute.
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Plus d'informations à propos du sionisme dans le Coran :
Sheik Abdul Hadi Palazzi, "Allah is Zionist."
In the Name of Allah, "Zionist Quran."
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lundi 11 février 2013

La barbarie du Hamas


(Israël se bat contre les barbares du Hamas qui font autant de mal aux Israëliens qu'aux Palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza. L'histoire ci-dessous en est malheureusement un des exemples parmi de nombreux autres.) 
Exécuté publiquement quelques minutes plus tôt comme un prétendu « espion pour Israël », son corps a été traîné dans la ville de Gaza par des hommes en moto qui affichaient triomphalement leurs pistolets en l'air. 


En remplaçant les motos par des chevaux, un témoin a fait remarquer qu'on pourrait presque croire à une scène du temps des Croisades.
Avec cinq autres personnes, le « collaborateur » fut tué pour avoir fourni soi-disant fourni des renseignements à Israël afin d'identifier des cibles d'attaque. Il a été abattu de deux balles, puis « achevé » avec par un coup de pierre.
Au milieu de la confusion vertigineuse au plus fort du conflit de huit jours entre Israël et le Hamas, nous avions entendu parler d'exécutions sommaires de « traîtres » qui avaient été pris « en flagrant délit » grâce à un « matériel high-tech de tournage». 
Au-delà de cela, rien d'autre était connu : pas leurs identités, ni la nature précise de tout élément de preuve contre eux.


Le journal The Mail peut révéler aujourd'hui que l'homme mort dont la photo apparaît dans cet article était âgé de 37 ans, père de cinq enfants et qu'il s'appelait Ribhi Badawi. Il était un prisonnier palestinien dans la bande de Gaza.
Sa famille, ses voisins ainsi que ses amis croient que l'idée selon laquelle il a espionné pour Israël est absurde. De fait, nous avons trouvé de nombreuses raisons de les croire. Par exemple : dans la mesure où Badawi était un prisonnier palestinien détenu dans les prisons du Hamas, il était sous surveillance armée pendant le conflit entre le Hamas et Israël et qu'il y aurait été impossible d'espionner pour Israël.
Il était détenu dans les prisons du Hamas depuis 2009 et accusé de terrorisme. Il est supposé avoir été un des combattants qui envisageait de lancer des attaques contre le Hamas.
La famille de Badawi affirme que pendant son incarcération, il a été torturé jusqu'à ce qu'il avoue être un traître.


« Ribhi était un Palestinien fier. Il aimait son pays avec une passion rare et il était encore plus opposé à l'occupation israélienne que le Hamas » nous a dit sa veuve Kholoud.
« Voir le corps de mon cher mari traîné dans les rues comme un animal est vraiment terrible. Les hommes qui ont fait cela étaient sauvages. »
Assise dans sa petite maison avec sa fille de trois ans Baraa (dont le nom signifie l'innocence), Kholoud révèle alors une autre ironie : son mari était recherché par un tribunal militaire israélien pour conspiration en vue de commettre des actes de terrorisme à la suite d'une mission de bombardement avorté.
La famille du défunt affirme que son exécution n'a rien à voir avec l'espionnage, mais provient de la rivalité politique et tribale entre Palestiniens. « Ses ennemis ont utilisé la guerre comme une excuse pour le tuer » dit sa veuve, qui affirme que l'homme qui a arrêté son mari avait une fois été impliqué dans une dispute avec lui.


Badawi avait dit à sa famille qu'il avait été torturé par le Hamas dans les mois qui avaient suivi son arrestation. Pendant de longs jours, avait-il dit, il avait été suspendu par les pieds et battu. « Ils ont également mis une mitrailleuse dans sa bouche et a menacé de tirer s'il ne signait pas un morceau de papier blanc, dit sa veuve. » 
« Il était un homme dur et il a résisté ; cependant, après 55 jours, il a succombé et signé. Il a ensuite été accusé d'espionnage et de terrorisme. Il a été condamné à mort et été en prison depuis ce jour. »
Badawi avait écrit un rapport de 20 pages qui détaillait les contradictions innombrables dans l'affaire contre lui. « J'ai été mis sous la torture psychologique et physique et contraint de signer des déclarations » avait-il dit.
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dimanche 10 février 2013

Gaza : la mort du cinéma (1)


De lourdes dalles de béton bloquent les portes du cinéma Al-Nasr dans la ville de Gaza. Pas une seule petite ouverture existe à travers lequel nous pourrions voir l'intérieur de l'édifice, qui a été abandonné depuis des décennies. Ses murs imposants font de l'ombre sur la rue ; le bâtiment est noirci, souvenir d'un vieil incendie. Dans les années 1980, ces murs abritaient l'une des plus grandes salles de cinéma du Proche-Orient, mais maintenant, les nouvelles générations de la bande de Gaza vieillissent sans jamais avoir mis les pieds dans une salle de cinéma.
Des souvenirs de jours meilleurs
Certains dans la bande de Gaza se rappellent l'âge d'or du cinéma, où les différents établissements étaient en concurrence sérieuse pour attirer les clients. D'autres, cependant, voient cette période comme une de décadence avant le soi-disant réveil islamique .
Le producteur-réalisateur Khalil Almuzain, 49 ans, nous a déclaré à Al-Monitor : « Lorsque le cinéma est arrivé à Rafah, c'était comme si des feux d'artifice explosaient dans le quartier. Il n'y avait pas de télévision ni d'électricité à ce moment-là et les gens des villes se réunissaient autour d'une radio unique afin de l'écouter. Soudain, le monde du cinéma ouvrait ses portes pour nous. Pour un garçon pauvre d'un camp de réfugiés, ceci était une chose
extraordinaire. J'avais l'habitude de récupérer le cuivre sur les véhicules abandonnés par les Britanniques qui avaient été laissés à la frontière entre Rafah et l'Égypte et de le vendre à un prix bas pour que je puisse gagner suffisamment pour acheter un billet pour le cinéma. » C'était dans les années 1970.
En souriant, il ajoute : « Le premier film que j'ai vu au cinéma était "Celui que j'aime et celui que je veux". Il m'a transporté dans un autre monde, pas seulement moi, mais tous les enfants du camp de réfugiés Shabura. L'histoire était celle de deux hommes qui aimaient la même femme. La plupart des scènes avaient été filmées dans les parcs et jardins en Égypte et c'était un spectacle incroyable pour les gens des camps de réfugiés dont les maisons étaient la plupart du temps entourées par le sable, le béton et la brique. »
Almuzain se souvient que son père était entré avec fracas dans le cinéma al-Salam à Rafah à sa recherche pendant qu'on y projetait le film de 1978 « Sonia et l'homme fou ». Dans l'obscurité, son père l'appela en criant : « Khalil ! Khalil ! » Tandis que le public élevait la voix pour le faire arrêter d'appeler son fils, Khalil se laissa glisser sous son siège afin de se cacher. On interrompu la projection du film et Khalil dut fuir par la porte arrière du cinéma en craignant le châtiment que son père lui réservait. De fait, son père finit par l'attacher à un arbre et à le frapper, menaçant de divorcer d'avec sa mère, si jamais il retournait de nouveau au cinéma.
Muhammad Aeraar, directeur des relations publiques et étrangères au ministère de la Culture à Gaza, se souvient du cinéma d'une façon différente que celle d'Almuzain. Aeraar nous a dit : « Lorsque j'étais jeune, je me tenais devant les portes du cinéma à Gaza avec mes amis, mais je ne suis jamais entré. L'occupation israélienne est toujours présente alors devant les portes du cinéma il y avait des jeux de pari et des combats au couteau ; la corruption sur l'écran faisait son entrée dans la société. »


L'histoire du cinéma dans la bande de Gaza
Aucune étude à propos de l'histoire du cinéma à Gaza existe, à l'exception de quelques anecdotes qui sont restées présentes dans les esprits de certains Palestiniens, ou de celles qui se sont transmises de bouche à oreille. D'après ce qu'il est possible de savoir, la plupart des sources s'accordent à dire que le premier cinéma dans la bande de Gaza ouvra ses portes en 1944, lorsque Rashad Shawa obtint une licence pour ouvrir le cinéma al-Samer. Il acheta un immense drap blanc dans la ville palestinienne de Majdal, de l'équipement cinématographique en Europe et commença à transporter les films – en train – depuis l'Égypte. La foule étaient nombreuse qui venait assister aux projections et tentait de rester attentive tandis les avions survolaient la région pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le célèbre acteur Farid al-Atrache et sa sœur, la chanteuse Asmahan, visitèrent ce cinéma, qui était rempli de gens désireux de les voir. En 1948, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies commença à projeter des films destinés au public réfugié à l'aide de projecteurs mobiles. Les employés de l'office transportaient ces cinémas-sur-roues dans les différents camps de réfugiés et projetaient des films sur l'hygiène personnelle et la santé. Il est dit que l'idée de cinéma mobile fut introduite à Gaza par l'Égypte, qui montrait à son armée des films égyptiens pour l'entraînement avec l'inscription « Convoi d'informations » écrite sur chaque côté des camionnettes.
En 1953, le cinéma Al-Nasr s'agrandit pour atteindre la superficie de 3 000 mètres carrés. Le nombre de salles de cinéma continua à augmenter dans la bande de Gaza, en particulier dans les années 1970 ; à cette époque, on dénombrait 10 cinémas. On peut citer notamment les cinémas : al-Nahda, al-Salam et al-Sabrin à Rafah ; al-Huriyya à Khan Younis ; al-Nasr, al-Gilaa et al-Amer dans la ville de Gaza, en plus de cinéma al-Samer qui fut fermé en 1969. La plupart des films projetés venaient d'Égypte jusqu'à l'occupation israélienne, qui débuta en 1967. Par la suite, les films venaient d'Israël. Dans les années 1970, il existait une véritable concurrence entre les différents cinémas, mais les années 1980 on assista au développement de l'opposition des mosquées contre ces cinémas.Certaines salles de cinéma furent détruites et d'autres définitivement fermées.
Almuzain, qui a réalisé un film intitulé « Gaza 36mm », nous a déclaré : « L'incitation religieuse contre ces cinémas commença très tôt avec la montée de l'islam politique et de sa lutte contre les laïques et les gauchistes. Par conséquent, les groupes politiques islamiques se concentrèrent sur le changement social dans les années 1970 et montrèrent leur force dans les années 1980 en brûlant certines salles de cinéma et en changeant d'autres en des clubs de réunion et des salles de mariage. En outre, l'avènement de la télévision à cette époque réduisit l'intérêt pour le grand public à se rendre dans les salles de cinéma. »
À suivre...
Asmaa al-Ghoul
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samedi 9 février 2013

Soutien au blocus de Gaza


(La seule raison pour laquelle nous devons soutenir le blocus de Gaza est résumée dans l'article ci-dessous. Ce blocus a été reconnu légal par l'ONU et il est vital pour la survie d'Israël)
L'armée égyptienne arrête cinq livraisons d'armes en direction de la bande de Gaza
L'armée égyptienne a intensifié ses activités dans le Sinaï, au cours des dernières semaines et déjoué cinq tentatives de contrebande d'armes vers la bande de Gaza.


De grandes quantités d'armes ont été saisis par l'armée égyptienne dans le cadre de vastes opérations militaires qui ont conduit à déjouer les cinq tentatives de contrebande d'armes dans la région côtière.

Plus tôt en janvier, les services de sécurité égyptiens a annoncé qu'elle a réussi à découvrir une installation de stockage d'armes chargés de missiles, y compris les avances antichars et missiles antiaériens, que les trafiquants d'armes destinaient à la contrebande dans la bande de Gaza via les tunnels transfrontaliers. L'installation était située à Bir el-Lahfan, au sud de Al-Arish.

En décembre de l'année dernière, la sécurité égyptienne est parvenue à situer une installation de stockage de missiles dans la même région et a confisqué 17 missiles français qui étaient prêts à être introduits en contrebande dans la bande de Gaza via les tunnels.
(Si Israël levait demain le blocus, qu'arriverait-il ? L'Égypte organise elle-même son blocus envers Gaza. Qui en parle ? Les Fréres musulmans égyptien persécutent-ils les Palestiniens ?) 
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vendredi 8 février 2013

Impartialité à trouver


Cher ami,
Vous m'avez récemment interpellé à propos de ma façon d'aborder le conflit israélo-palestinien. Une de vos remarques concernait le choix de mes sources. Vous m'avez rappelé l'importance de veiller à la fiabilité de celles-ci, principalement lorsqu'on aborde un sujet aussi délicat que le conflit qui fait rage – depuis bien trop longtemps – dans cette région du monde. D'une façon plus générale, vos critiques mettaient en doute ma « bonne foi » ou mon « impartialité. » Permettez-moi d'utiliser la tribune de mon blog pour vous répondre.
Je ne suis pas journaliste, pas plus qu'homme politique. Je n'ai aucun compte à rendre, si ce n'est à ma conscience. Je dis cela afin d'être clair sur les raisons qui me font publier et-ou écrire des textes sur mon blog. Le sujet du conflit en Israéliens et les Palestiniens n'est pas le seul sujet que j'aborde souvent : la laïcitéet sa place dans la société française, le respect envers l'Islam et les Musulmans... sont également des sujets que je traite régulièrement.
J'utilise mon blog en tant que simple citoyen du monde qui ne possède aucune connaissance hors du commun, ses qualités et ses défauts, ses points forts et faibles. Je n'ai jamais prétendu à l'impartialité, cela serait trop ridicule. De fait, ce sont les échanges constructifs que j'ai la possibilité d'avoir avec des personnes qui ne pensent pas comme moi qui m'enseignent énormément et me permettent de corriger mes nombreux travers.
En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien – et contrairement à ce que vous m'avez laissé penser – je ne privilégie aucune source, si ce n'est celles dont le « ton » me semble juste. Je vous l'accorde : ma notion de la justice m'est personnelle ; cependant, ne sommes-nous tous pas fixés à la même enseigne : essayer de penser, de dire et de faire avec nos propres défauts, biais, etc ?
Ainsi, je publie des textes ou me réfère à des auteurs et-ou journalistes dont les origines sont diverses : françaises,israéliennes, palestiniennes, juives, musulmanes, protestantes, etc. Ces personnes publient leurs articles dans des revues extrêmement diverses et dont certaines sont sionistes, anti-sionistes,francophones, anglophones, juives, arabes... Peu importe qui sont ces personnes : dans la mesure où ce qu'elles disent ou écrivent me paraît juste, j'en tiens compte et – dans la mesure du possible – je le publie.


Dans les nombreux billets que j'ai écrit sur ce sujet, il n'y en a pas un seul dans lequel : 1) je nie au peuple palestinien le droit à posséder leur pays ; 2) je m'oppose aux décisions de l'ONU envers l'État d'Israël et 3) je donne un blanc-seing au gouvernement israélien dans sa façon de gérer ce conflit. C'est pour cette raison que je me définis comme militant palestinien (car je soutiens une Palestine libre et indépendante), tout en n'étant pas anti-sioniste (car je maintiens le droit à l'existence de l'État hébreu). Si dans tout ce que j'ai écrit, on relevait une atteinte des droits des Palestiniens, on me rendrait service en me le signalant car j'aurais commis une erreur.
Dans ma façon de traiter le conflit, ma thèse est la suivante : les leaders politiques palestiniens ne servent pas les intérêts de leurs peuple. Dans le cas du Hamas (à Gaza), l'objectif est d'implanter l'islamisme à l'image de ce qui se passe en Égypte – dirigée par les Frères musulmans – et dans de nombreux autres pays arabes. D'autre part, dans le cas de l'Autorité palestinienne (en Cisjordanie), l'objectif consiste à faire perdurer une situation grâce à laquelle un pouvoir politique corrompu – à l'image de l'ancien pouvoir de Hosni Moubarak et des autres dictateurs arabes – qui profite à un petit nombre de personnes. Dans les deux cas, la première victime est le peuple palestinien à qui ont a ôté le droit à la parole.
Contrairement à ce que vous m'avez dit, je ne trouve pas fréquemment dans les médias et le milieu politique français une condamnation claire et sans équivoque à l'égard du Hamas et de l'Autorité palestinienne. Pour le Hamas, je constate que ce mouvement est régulièrement présenté comme légitime, alors qu'il a expulsé d'une façon totalement illégale en 2007 les représentants de l'Autorité palestinienne et n'est donc qu'un pouvoir usurpateur. En ce qui concerne l'Autorité palestinienne, les hommages sont quotidiennement rendus à son président – Mahmoud Abbas – qui pourtant, ne vaut pas mieux que l'ancien dictateur égyptien, tunisien, libyen...
Voici ma méthode : ce que nous avons tendance à dénoncer (corruption politique, le danger de l'islamisme, oppression des peuples, etc.) dans la plupart des cas, je le dénonce également à Gaza et en Cisjordanie. Je suis désolé de constater que cela n'est pas souvent le cas dans les médias. C'est parce que je suis persuadé que ce conflit serait déjà réglé si les leaders politiques palestiniens se battaient réellement pour leur peuple que je les dénonce aussi souvent. Ces dénonciations ne devraient jamais être prises pour diminuer le droit à la liberté des Palestiniens ; il me semble vous en avoir expliqué les raisons.
Cordialement,
Lucas Martin
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Tariq ramadan: la relation Religion-État


Je vous propose d'écouter une intervention intéressante de Tariq Ramadan à propos des différentes conceptions de la relation qui doit exister entre les religions et le politique.
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jeudi 7 février 2013

"Vous saviez que l’enfant n’était pas mort"


(Esther Schapira est une journaliste de la télévision publique allemande ARD. Elle a réalisé deux documentaires sur l’Affaire al Dura.A la demande de Philippe Karsenty, Esther Schapira a témoigné lors du procès en appel qui l’a opposé à Charles Enderlin le 16 janvier 2013.)



Charles Enderlin,

Avant que cette affaire ne vous mette sur ma route, je ne vous connaissais pas et j’aurais préféré ne jamais vous connaitre. Après vous avoir rencontré en 2001, j’ai pensé que vous étiez un vieux monsieur mal élevé, légèrement tyrannique. A l’époque, je vous avais contacté parce que nous préparions un documentaire sur Mohamed al Dura. J’ai alors pensé que vous coopéreriez facilement avec notre chaîne, l’ARD, la télévision publique allemande. Bien au contraire, vous m’avez menacé de poursuites si jamais je vous accusais d’avoir menti ou manipulé les images. Cela m’a surpris parce que je n’avais aucune suspicion à l’époque.

En 10 ans, nous avons tous les deux muri, et j’ai pu m’en apercevoir au Palais de justice de Paris, le 16 janvier dernier. Vous étiez là en tant que plaignant. Je venais témoigner. C’était notre quatrième rencontre et, avec le temps, ça ne s’arrange pas. Plus ça va, plus vous vous entêtez et plus vous devenez désagréable. C’est pour cela que j’ai préféré éviter tout contact avec vous. C’est aussi pour cela que je ne vous ai pas écrit, et que je n’ai pas déposé plainte contre vous après la publication de votre livre mensonger « Un enfant est mort ». Je n’ai pas de temps à perdre et je n’avais pas envie de vous revoir.

Cependant, je n’ai pas pu vous éviter au procès stupide que vous avez intenté à Philippe Karsenty afin de faire taire toute critique sur vos reportages.

C’est peut-être idiot pour vous mais, en tant que journaliste, je me sens insultée par votre attitude que je trouve honteuse pour notre profession. En tant que journalistes, nous avons le devoir de chercher la vérité et de la dire. Nous ne menons pas de campagnes. Nous sommes des témoins, nous rapportons des faits, et nous présentons le résultat de nos enquêtes. Nous posons des questions difficiles et nous nous battons pour obtenir des réponses ou du moins, c’est ce que nous devrions tous faire. Quand nous sommes critiqués, quand notre travail est mis en cause, ou quand nous sommes attaqués de façon injuste, nous devons répondre en apportant des preuves encore plus convaincantes. Et si les critiques nous paraissent injustifiées, tant pis pour nous, la liberté d’expression est un des principes essentiels de nos démocraties.

Ce fut ma réaction première quand j’ai lu ce que vous avez écrit me concernant dans votre livre. Laisse-le parler ! Si je ne supporte pas la controverse, je n’ai qu’à éviter les dossiers chauds !

Néanmoins, il y a aussi les critiques qu’on ne peut ignorer, celles auxquelles il faut répondre. Après tout, qui peut être certain de ne jamais se tromper ? Parfois, malgré les meilleures intentions du monde, on diffuse de fausses informations sans s’en rendre compte. Ce n’est pas si grave si on a l’honnêteté de reconnaitre nos erreurs et de les corriger.

Cela semble pourtant très difficile pour beaucoup de journalistes. Pour vous, c’est visiblement impossible.
Cela n’aurait aucune importance si vos reportages traitaient des concours de beauté de lapins ou des coureurs les plus lents du Tour de France.
Mais malheureusement, vous êtes journaliste au Proche-Orient, dans un endroit chaud, en Israël. Et parait-il que vous êtes quelqu’un de renommé et respecté. Certains disent que les gens croient ce que vous dites. Il semblerait même que vos reportages influencent l’opinion.

Dès qu’on parle d’Israël, les gens ont beaucoup de préjugés : Israël est coupable et les Palestiniens sont des victimes innocentes. Et ce qui passe à la télé conforte leurs stéréotypes.

Le 30 septembre 2000, vous avez fourni la preuve ultime de la culpabilité israélienne: la mort en direct d’un enfant palestinien, tué dans les bras de son père par l’armée israélienne.

Bien sûr, vous saviez que l’enfant n’était pas mort quand vous avez prononcé la phrase fatidique : « Mohamed est mort ».

Dix ans plus tard, après une longue enquête et deux documentaires, la seule chose dont je suis certaine, c’est qu’il n’y a aucune preuve que Mohamed al Dura soit mort. On ne sait pas ce qu’il lui est arrivé après que votre caméraman, Talal Abou Rahma, a coupé sa caméra.

Ce serait bien que Mohamed soit toujours vivant ; particulièrement pour lui. Peut-être a-t-il survécu ? Il aurait 23 ans aujourd’hui. Peut-être a-t-il participé au printemps arabe en Egypte ?

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que ce que vous aviez raconté est inexact. Votre faux reportage a tué. C’est devenu un outil de propagande mondiale qui a servi à justifier de nombreux assassinats, et même à la décapitation de Daniel Pearl.

On sait aussi que vous êtes un menteur. Que vous mentiez intentionnellement ou par incompétence n’a aucune importance. Le résultat est le même. Vous mentez, je souhaite que tout le monde le sache et je vais le prouver.

Lors de notre dernière rencontre au Palais de justice, vous m’avez traitée de « journaliste engagée », et c’est pourquoi j’ai décidé de vous écrire cette lettre ouverte. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas encore expliquer pourquoi votre reportage sur « le petit Mohamed » est mensonger. Je l’ai déjà fait dans mes deux documentaires et vous ne m’avez jamais poursuivi, malgré vos menaces.

En revanche, je vais montrer comment vous mentez à mon sujet dans votre livre. Je pourrais quasiment reprendre chacune de vos phrases et montrer à quel point vous mentez, montrer que vos écrits ne sont qu’insinuations, généralisations et fausses affirmations. Mais à quoi bon ? Mieux vaut prendre quelques exemples frappants.

Vous écrivez par deux fois que je ne suis jamais allée à Gaza. C’est faux. J’y suis allé à trois reprises. La première fois, c’était en 1998 pour une série de reportages d’ARTE. Nous avions filmé un travailleur palestinien qui vivait à Gaza et travaillait en Israël. Puis, nous avions fait un reportage sur un village bédouin de Gaza. Nous avions conclu notre série avec un entretien de 30 minutes avec Souha Arafat, la femme de Yasser Arafat, dans sa résidence privée de Gaza.

Je suis revenue en Cisjordanie et à Gaza avec Joschka Fischer, lorsqu’il était le ministre des Affaires étrangères allemand. Ma dernière visite, et non des moindres, c’est quand je suis allée à l’implantation israélienne de Netzarim et au fortin de Netzarim pour le film que vous connaissez si bien « Trois balles et un enfant mort – qui a tué Mohamed al Dura ? »

Vous affirmez que mes deux documentaires sur Mohamed al Dura n’ont pas été vendus à l’étranger. C’est faux. Le premier a été vendu dans 9 pays, notamment en Belgique, en France, au Luxembourg, en Australie, en Grèce, en Espagne et au Portugal. Le second documentaire a été diffusé en Suisse, à Taïwan, en Israël, en Croatie et en Pologne.

Dans votre livre, vous niez ou tordez les déclarations de ceux qui apportent des informations qui contredisent votre version des faits.

Mes documentaires ont prouvé que vous ne vous êtes pas donné la peine d’enquêter sérieusement sur la « mort » de Mohamed al Dura. Il fallait simplement effectuer un travail de journaliste professionnel. Nous l’avons fait. Pas vous. Là est toute la différence.

Je pourrais continuer encore longtemps à lister vos insuffisances mais c’est inutile. Aujourd’hui, vous me faites de la peine. Vous vous êtes tiré une balle dans le pied et vous vous enfoncez de plus en plus en raison de votre ego démesuré.

Vous prenez de l’âge, et peut-être qu’avec le temps, la sagesse et le courage vont venir.

Vous pouvez encore tenter de vous en tirer avant qu’il ne soit trop tard.

Vous pouvez essayer de sauver votre réputation, admettre votre erreur, essayer enfin de dire la vérité.

Quand vous serez prêt, prévenez-moi et nous nous reverrons.

Et cette fois-ci, je viendrais avec plaisir à notre rendez-vous.
Esther Shapira
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