jeudi 20 septembre 2012

La fête de l'Humanité sur le site du Hamas !

J'ai souvent l'occasion de dénoncer la tendance de certains militants pour la cause palestinienne d'adopter un discours semblable à celui du Hamas. Mouvement terroriste – qui a comme objectif de tuer les juifs – le Hamas devrait être plus souvent condamné pour ce qu'il est, dit et fait.
Lorsque nous disons, faisons ou pensons d'une façon semblable à celle de personnages peu honorables, nous devrions nous inquiéter. Ainsi, j'imagine sans mal mon effroi si Le Pen avait souvent des idées semblables aux miennes.
Également, si ce que nous disons, faisons ou pensons est cité en exemple par des personnages ou mouvements peu honorables, nous devrions nous inquiéter. Imaginez que votre exposé soit repris ou cité en exemple par un mouvement fasciste ; quelle horreur !
Récemment (le 11 septembre), un intervenant a participé à la fête de l'Humanité. Accusé pour tentative d'assassinat contre le Grand Rabbin Ovadia Yossef, il fut libéré dans l'échange qui permit à Guilad Shalit de retrouver sa famille. Ainsi, inviter un monsieur qui a essayer d'assassiner une personnalité ne pose pas de problème pour l'Humanité. Je suis surpris.
Dans son discours, Salah Hamouri a repris les accusations habituelles contre l'État d'Israël : terrorisme d'État, torture dans les prisons... Chacun possède le droit de penser ce qu'il veut de la politique israélienne. Cependant, les propos étaient si sévères à l'encontre de l'État juif... que Salah Hamouri fait la une du site internet du Hamas !


La fête de l'Humanité est donc citée comme référence par le Hamas. En même temps, les communistes soutiennent le Printemps arabe. Belle contradiction : on invite des terroristes (tenter d'assassiner des figures publiques, c'est du terrorisme) et on est cité en exemple par un mouvement qui a comme objectif de tuer les juifs et qui s'oppose... au Printemps arabe.
La lutte palestinienne ne devrait pas nous forcer à accepter d'adopter des discours et des attitudes d'un autre monde ou d'inviter des terroristes.    
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Ma liberté de penser

Penser le bien ou le mal ; penser aimer ou détester...



C'est parce que nous pensons et pouvons exprimer nos pensées que nos sociétés sont "globalement positives." Il y en a d'autres où penser revêt du crime ; laissons ceux et celles qui admirent ces sociétés aller y vivre.
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Le conflit au Proche-Orient en quelques mots

Pour beaucoup de personnes, le conflit entre les israéliens et les palestiniens est devenu - depuis longtemps - incompréhensible. Pour autant, il est beaucoup plus simple qu'il n'y paraît. Voici une explication qui ne ravira pas tout le monde mais que je trouve véridique :



Ce qui est à retenir est qu'une présence juive (avec un grand nombre de juifs et-ou sous forme d'un État juif) en cette place du monde est toujours inacceptable pour le peuple arabe. Autrement, la paix aurait déjà été trouvée depuis longtemps.
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mercredi 19 septembre 2012

dimanche 16 septembre 2012

Mon Dieu, pardonne-les : ils sont devenus fous !

Créateur du monde, Roi de l'univers... je ne voudrais surtout pas Te manquer de respect. Je ne T'ai jamais vu, ni jamais entendu. Cependant, je ne suis pas entièrement inculte : j'ai déjà lu que Tu existes. Aujourd'hui, je tente ma chance : au point ou on en est, je ne sais plus trop à qui m'adresser.

Tes brebis sont devenues folles. Il leur suffit d'un film qui leur déplaît pour tuer. Oui, j'ai bien dit : tuer. En plus, elles ne tuent pas une seule personne ; plutôt, elles semblent assoiffées de sang et en redemandent. Mets-Toi à ma place : que puis-je faire devant tant de haine et de bêtise ?

En France, ils étaient déjà très remontés contre la foi. Cette histoire de Libye, d'ambassadeur tué et de film minable n'arrange rien à la situation. J'aimerais bien que Tu fasses quelque chose car cela m'embêterait qu'on s'en prenne aux croyants : les juifs, les chrétiens, les musulmans... moi je les aime tous. Aussi longtemps qu'ils ne viennent pas me forcer à me convertir à quoi que ce soit, je ne vois pas pourquoi les croyants ne devraient pas bien vivre en France.

Avant que je reçoive Ta réponse, j'ai pensé à un truc. Je sais, c'est pas terrible, mais cela a au moins le mérite d'exister. Alors je Te présente ma proposition ; son objectif est d'assurer l'harmonie entre toutes Tes créatures : celles qui croient en Toi et celles qui ne croient pas en Toi. Je pense qu'on peut atteindre cet objectif si on met de côté Tes brebis galeuses. C'est mon souhait le plus cher en formulant ma proposition.



Je voudrais que les leaders spirituels de France (et si d'autres leaders d'autres pays veulent se joindre, ils sont les bienvenus) déclarent ensemble quelque chose de très simple. Quelque chose comme :

« Ils est interdit et meurtrier de tuer au nom de Dieu. Les personnes qui le font s'opposent à la volonté divine. »

Qu'en penses-tu ? Je voulais faire simple afin d'être compris rapidement et par le plus grand nombre. Cela me semble pas compliqué : la personne qui en tue une autre au nom d'une croyance (je me fiche de laquelle) ne fait absolument pas ce que Dieu désire. C'est pas difficile à comprendre, hein ?

Note que je demande à tous les leaders spirituels de faire cette déclaration. Je ne voudrais surtout pas qu'on pense que j'en ai contre les musulmans. Peut importe qui tue au nom de Dieu et un meurtrier. C'est difficile à comprendre ?

Je propose également que les leaders qui refusent d'approuver ma proposition soient inculpés ou mis en accusation pour incitation à la haine et au meurtre. Moi j'aime bien les croyants, mais pas les créatures dangereuses. Celles qui refusent de dénoncer les « meurtriers de la guerre sainte » sont des fous furieux qui faut mettre hors d'état de nuire.

Alors voilà, c'est fait ! Je ne sais pas vraiment à qui je vais envoyer ma proposition, mais je Te fais confiance : que le plus grand nombre la lise et l'approuve ! Ceux et celles qui le désirent peuvent déjà signaler leur soutien sur ma page Facebook que je viens de créer à cet effet..
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mercredi 12 septembre 2012

Moi Boualem Sansal...

Boualem Sansal a été privé du Prix du roman arabe pour "Rue Darwin", au motif que le romancier s’était rendu quelques semaines plus tôt au Festival international des écrivains de Jérusalem. Le prix lui a finalement été remis, sans dotation financière. Il répond ici à la "Lettre ouverte de Jean Daniel à Boualem Sansal" publiée par "Le Nouvel Observateur" le 19 juillet 2012.

Cher Jean,

Dans ta lettre, tu me parles des ambassadeurs arabes à Paris et de leur attitude dans l’affaire du prix du roman arabe 2012.

Je reconnais bien là ton élégance d’esprit et de cœur, jamais prise en défaut. "L’ennemi est à terre, laissons-lui la vie sauve, aidons-le à se relever", sembles-tu dire à propos de ces éminents diplomates. Tu trouves que la sanction est passée, ils ont été assez secoués par la démission du jury et la charge des médias. Ils sont embarrassés, dis-tu, ils n’étaient pas vraiment unanimes, et leur refus de me remettre le prix qu’un jury souverain m’avait loyalement décerné, finalement, loin de me causer du tort, m’a servi, il a fait de moi une star.



Dans ces États, les écrivains censurés 

Tu es un maître pour moi, cher Jean, et je tirerais plaisir et honneur à te suivre dans ce raisonnement, mais je ne le peux pas, je ne veux pas être élégant, cela me tuerait de l’être. Je te rappelle que dans les États que ces ambassadeurs représentent à Paris, ville des lumières et de la littérature jusqu’à nouvel ordre, on censure les écrivains, on les surveille à les rendre fous, on les veut obéissants et obséquieux et, quand il plaît au chef, on les jette en prison, on les force à l’exil, et il arrive qu’on les pende.

Combien sont-ils à vivre encore dans leurs pays ? Aucun ou très peu, c’est la preuve que la situation est grave. Toute sa vie, ton ami Kateb Yacine le magnifique a été en butte à leurs méchancetés et il en est mort et à ce jour, son nom est interdit de cité. Pareil pour ton autre ami, l’immense Arkoun, honoré dans le monde entier, à qui le gouvernement algérien a refusé une simple tombe dans son petit village de Kabylie. Il est enterré à Rabat et on peut dire qu’il manque doublement aux siens.

N’oublions pas que parmi lesdits ambassadeurs, il y a celui qui représente Bachar El Assad, celui qui représente El Bachir, celui qui représente Bouteflika, celui qui représente les Saoud, celui qui… j’en tremble, il y a une année il était parmi eux, le représentant des Kadhafi père et fils !

Haine incommensurable

Ne nous trompons pas, le fond de l’affaire n’est pas Boualem Sansal, ni sa visite en Israël, ni ses vilains papiers, ni la Palestine, encore moins les Palestiniens, de tout cela ils se fichent comme d’une guigne, le fond, le vrai, le seul, c’est la haine incommensurable, dévorante, que ces gens portent à Israël, dans laquelle ils veulent nous embarquer tous, comme si Dieu le leur avait ordonné, comme s’il n’y avait de vie sur terre que dans la mort de ce pays. C’est cela, j’ai attenté à leur belle et merveilleuse Haine, élevée au rang de religion, avec sa profession de foi, ses sacrements, ses excommunications, ses mises à mort, et son clergé, c’est-à-dire eux, qui font et défont les lois et les vies. Si j’étais revenu d’Israël vomissant de dégoût et tremblant de colère, ils m’auraient médaillé et promu écrivain de génie.

Je suis heureux que tu cites Montherlant. Lui s’était converti à l’Algérie, le sait-on ? Il a écrit un livret sur Alger que tous les Algériens, de quelle que nationalité qu’ils soient et où qu’ils se cachent dans le monde, devraient posséder et apprendre par cœur. Son titre seul suffit pour le rendre indispensable à chacun : "Il y a encore des paradis".

Le dandy comte de Montherlant était venu à Alger pour quelques jours (la vie en Europe lui pesait, nous sommes dans les années 30, Hitler polluait l’atmosphère), et il est resté cinq longues années, chaque jour un peu plus entiché de son paradis. Il découvrit une vérité :

"Il existe une sorte de loi, qui veut que, lorsqu’un écrivain de valeur aime avec passion certain pays ou certain peuple, et que ses livres respirent cet amour, ce pays ou ce peuple, lui réponde par de l’animosité."

Notre pays ou la vérité ?

Voilà cher Jean, nous en sommes là, il nous faut haïr pour être dans les bonnes grâces de nos amis. Tu en sais quelque chose, tes amours t’ont valu bien des critiques, ton amour pour l’Algérie, ton amour pour Israël. Et ma foi, on peut le comprendre, aimer très fort un pays, un peuple, c’est le distinguer, c’est l’élever dans son cœur au-dessus des autres, pour, toujours, être plus dur envers lui, et parfois, seulement parfois, être prêt à tout lui pardonner.

Qui aimes-tu le plus, ô étranger, notre pays ou la vérité ? La question a-t-elle une réponse autre que celle que lui a donnée Camus ? Ce Camus que tu portes si haut dans ton cœur, comme aussi tous les écrivains d’Algérie, Kateb, Mimouni, et les nouveaux, comme moi, que tu reçois si généreusement, dès lors qu’ils passent à Paris et sont à portée de ton téléphone. C’est ainsi que j’ai partagé avec toi quelques bons repas riches en goût et en fraternité, chez toi, rue Vanneau, et dans tes bureaux au "Nouvel Observateur". C’est émouvant comme tout, ces agapes en famille, pour les méditerranéens de "Là-bas" que nous sommes, pétris dans l’émotion.

Tu parles de l’hommage que nous t’avons rendu à Sciences Po. C’était un grand jour, je m’en souviens, j’étais très ému. Lakhdar Brahimi et Elie Barnavi ont été magnifiques et très justes. Je ne crois pas, pour ma part, avoir été brillant, du moins le cœur y était, mais qu’importe en vérité, le public n’était pas là pour nous, il venait t’écouter, toi, t’entendre décrypter pour eux les complexités du monde et leur donner quelques pistes pour trouver le chemin de l’espoir.

Tu étais impressionnant, seul sur la scène, assis sur une chaise devant une table d’écolier, parlant à voix basse à un public que tu as tenu en haleine une demi-heure durant. C’est étrange, j’en étais fasciné, tu leur parlais de ce qui obscurcit le monde et le rend inintelligible et dans leurs yeux brillait une lumière. "L’art est l’apothéose de la solitude" disait Beckett. Face au public, fut-il ami, on est seul. Mais après tu fus tellement entouré que nous qui t’avions rendu hommage fûmes oubliés, personne n’est venu nous questionner pour apprendre quelque chose de nous. "Devant l’arbre, on est dans l’ombre" aurait dit un proverbe africain.

Notre arme : l'indépendance

Il reste la question délicate de la récupération. Tu as bien raison, s’en garder est harassant, combattre ces gens manipulateurs et fourbes est en plus plein de dangers. Ils se sont donné tous les droits, y compris celui de tuer, et affirment les tenir de Dieu. Notre arme, l’indépendance, est bien dérisoire devant leur folie, mais bien assumée, publiquement, elle suffit à les tenir à distance. Comme dans la corruption qui ne fonctionne que si le corrupteur rencontre un corruptible, il n’y a de récupérateurs que parce qu’il existe des récupérables. Ils peuvent évidemment attenter à notre vie, mais c’est là une autre histoire.

Le Nouvel Observateur
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mardi 11 septembre 2012

Grande nouvelle : le peuple juif existe !

« Élucubration : Production déraisonnable, absurde, issue de recherches laborieuses ; divagation, extravagance : On ne peut pas prendre au sérieux ses élucubrations. » (Dictionnaire Larousse)

Je pensais à cette définition en lisant quelques commentaires surprenant à propos d'un billet récemment publié par Christian Delarue sur le site Médiapart. Dans ces commentaires l'idée suivante est défendue : le peuple juif n'existe pas ; plutôt, il est un pure invention de l'imagination humaine.

Dans notre vie tourmentée, il nous arrive de nous trouver dans des situations étonnantes et de devoir faire des choses encore plus surprenantes. Avoir besoin d'expliquer à une tierce personne que le peuple juif existe fait partie de ces choses.

Pour tous ceux qui ne désirent pas vraiment perdre leur temps, je leur déconseille de lire mon billet. Pour les autres, ils peuvent lire toutes les encyclopédies qu'ils désirent, consulter n'importe quels ouvrages à propos de l'histoire de ce monde (entre autre : celle de Proche-Orient) ou de lire mon billet dans lequel je rappelle que le peuple juif existe.

Plutôt que de me livrer à un exposé long et fastidieux, je reprends quelques commentaires publiés dans l'article de Christian Delarue et j'y ajoute mes explications.


« Être antisémite n'est pas être contre les Juifs, mais contre les Hébreux, même contre ceux qui, par exemple, sont devenus athées. "Juif", c'est une religion. "Hébreux", c'est un peuple ethnique défini par sa langue, et non pas par sa confession. »

Avez-vous déjà entendu une personne crier: « Sale Hébreux ! » ou « À mort les Hébreux ! » ? Il me semble qu'il est plus probable d'entendre : « Sale Juif ! » ou « À mort les Juifs ! » Ainsi, dans notre façon habituelle de parler, nous disons qu'être antisémite, c'est être « hostile aux juifs » (Le Larousse). Certes, chacun a la possibilité d'inventer la langue qu'il ou elle désire, mais si nous désirons parler une langue commune, il me semble important d'utiliser les mots selon le sens que les dictionnaires en donnent.

 « Ce qui est potentiellement dangereux politiquement dans le judaïsme, sur un plan politique, c'est la notion de "peuple élu" (à quoi répond la notion de "terre promise"), c'est à dire de "peuple élu par Dieu"… »

Je ne comprends pas la logique de mélanger la politique avec un concept religieux. La même personne nous dit qu'il faut faire la différence entre les deux, puis mélanger ces deux concepts quelques lignes après. La notion de « Peuple élu » est religieuse et que je sache, les sionistes n'ont jamais été connus pour leur grande piété. Si les sionistes ont désiré à un moment donné « retourner sur leur terre », c'est bel et bien parce qu'ils y étaient à un moment donné (même si, je vous l'accorde, cela commence à dater un peu). Il n'y a donc aucune dimension religieuse dans l'objectif sioniste.

D'ailleurs, les juifs orthodoxes refusent de servir dans l'armée israélienne et si vous désirer en insulter un, dites-lui qu'il est sioniste ! Il est donc ironique de mêler les deux.

« Contrairement à ce que prétendent les Chrétiens et les Musulmans, le Dieu des Juifs n'est pas le Dieu unique (...) Les Chrétiens et les Musulmans, eux, prétendent qu'il n'y a qu'un seul dieu, ce qui signifie que les autres dieux ne sont rien, qu'ils sont faux, qu'ils sont illusoires, ce dont ces fidèles se donnent chacun mission de convaincre les autres, tous les autres, tous ceux qui, à tort, prêtent foi à de faux dieux.  Lorsque tu fais partie d'un "peuple élu", inutile de convaincre quiconque de croire à ton dieu s'il n'y croit pas déjà, puisque ce dieu n'a pas être celui d'un autre peuple que le tien. Dieu s'est choisi un peuple, une fois pour toutes. Ou tu en fais partie, et tu dois croire en Lui. Ou tu n'en fais pas partie, et tu peux bien croire à n'importe quoi : ce n'est pas le problème d'un fidèle juif. »

Ceci est faux. Si l'on parle de religion monothéiste dans le cas de ces trois religions, c'est bien qu'il s'agit du même Dieu. La différence fondamentale entre le Judaïsme et les autres religions et qu'aucune pression – ni chasse aux sorcières – est organisée pour « convertir » les autres. Dans les écrits juifs il existe des commandement pour les non-juifs, mais les juifs ne les forcent pas à les suivre (ce qui en fait est plutôt sympathique, non?)

Dans les écritures juives, il est fait mention de sept commandements que les non-juifs doivent suivre, mais s'ils ne le veulent pas, cela est effectivement de leurs responsabilité. Par rapport à la Charia, je trouve ce programme plutôt tolérant !

« De la notion de "peuple élu" à l'abjection de "race supérieure", il me semble qu'il n'y a pas beaucoup de distance. »

Il s'agit-là d'une erreur grave. Dans la mesure où la notion de « peuple élu » est religieuse, il ne peut pas s'agir de racisme. Soit on adhère à cette idée et on peut se convertir, soit on y accorde aucune importance... et on n'a rien à changer à sa vie ! Le racisme est différent : si on n'aime pas les noirs, les arabes (ou qui vous voulait), ces pauvres gens ne peuvent rien faire pour changer et ce faire aimer.

Pour conclure, il serait bon de ne pas penser que nous détenons le droit de dire à propos d'un groupe d'individus s'ils représentent un peuple ou non. D'où ce droit nous serait-il donné ? Je trouve plus sage de laisser les gens se définir comme ils l'entendent. De plus, si l'on fait référence au peuple juif, ces gens-là se définissent comme tel depuis plus de 2 000 ans. N'est-ce pas suffisant pour leur donner notre "approbation"?
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